Famille de Gondi

Famille de Gondi

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Issue de la petite noblesse florentine, la famille de Gondi a suivi Catherine de Médicis quand elle est devenue reine de France en épousant Henri II. Elle s’est alors installée en France. Depuis, cette Maison ne cesse de gagner en influence et en renommée. Ses membres cumulent les titres et les honneurs. Leurs largesses leur valent aussi le soutien inconditionnel de l’Église. Ils possèdent littéralement Versailles et sa région !


Voici donc ses principaux membres...

Personnages :

Henri de Gondi

Duc de Retz 


Fils unique de l’aîné d’Albert de Gondi, il est le patriarche de la célèbre Maison de Gondi. Il a sous sa gouverne deux duchés, un comté, deux marquisats, trois baronnies, deux seigneuries et deux titres de seigneur haut justicier… Il est aussi chevalier des ordres du Roi et pair de France. On le connaît bien à Versailles qui appartient à sa famille depuis des générations. Il a aussi ses entrées à la cour en tant que chevalier des ordres du Roi et pair de France. Ses nombreuses responsabilités et possessions le tiennent souvent éloigné des siens, toutefois il n’hésitera jamais à revenir intervenir à Versailles si la situation le justifie.

Sous sa direction, la famille de Gondi est devenue la plus influente dans la région, une puissance qui fait des envieux depuis une bonne dizaine d’années. Si nous étions dans un jeu, ce serait la famille à battre ! Personne ne se risquerait à le contrarier, tant les nobles que les argotiers, car il se raconte que son courroux est terrible à supporter !

Marie-Catherine de Gondi

 

Elle est l’héritière de son père, Henri. Courtisée tant et plus et demandée en mariage maintes et maintes fois par des hommes de haut rang, elle est toutefois toujours demoiselle. En effet, son paternel rejette toutes les offres de mariage avec dédain, car nul n’est digne d’épouser la prunelle de ses yeux !

La grande influence de son père lui a permis d’obtenir une place de prestige, celle de dame d’honneur de la reine Anne, qu’il a acquis pour elle lors d’une de ses visites à Paris. La Reine apprécie tout particulièrement d’avoir dorénavant dans sa suite une Versaillaise aussi distinguée, à même de lui servir de guide en lui introduisant les gens de qualité de Versailles. Son bon tempérament et sa bienveillance singulière, apprise au contact de son tuteur Tchavolo, font en sorte qu’elle est très aimée des Versaillais, qu’ils soient de haute ou de petite naissance.

Hippolyte de Gondi

Seigneuresse de Versailles


Fille puinée d’Albert de Gondi, elle a hérité de la seigneurie de Versailles à la mort de son père, en l’an 1602... On peut donc dire sans se tromper que Versailles et ses alentours lui appartiennent. Pour elle, c’est le plus beau des domaines. Elle est la tante d’Henri, le fier patriarche de la Maison de Gondi.

Tenant farouchement à son autonomie, elle regarde d’un œil méfiant l’arrivée de tant de nobles de haut rang dans sa contrée d’ordinaire si paisible. Vont-ils gruger son influence dans la région ? Les membres de l’entourage du Roi vont-ils intervenir de trop près à son goût dans ses affaires ? Les chasses répétées du Roi vont-elles vider leurs forêts giboyeuses ? Elle compte sur son entregent et sa grâce pour attirer à elle moult appuis prestigieux afin de conserver ses acquis et son statut.

Léonor de la Magdeleine

Marquis de Ragny


Son mariage avec Hyppolite lui permit d’intégrer la plus prestigieuse famille de Versailles et d’obtenir, peu de temps après ses noces, le poste de maire du village. Les mauvaises langues disent qu’il jalouse son épouse qui lui a apporté titres et biens et dont il administre, pour ainsi dire, l’héritage. À l’exemple de son père, il servit les rois Henri III, Henri IV et maintenant Louis XIII, qui le fit chevalier de l’ordre du Saint-Esprit en 1620, en reconnaissance de ses loyaux services.

L’arrivée massive à Versailles du roi, de sa cour, de ses gens et de toute la ribambelle des curieux qui s’ensuivent, lui cause beaucoup d’émoi… et de soucis. Léonor, d’un naturel accueillant, souhaite que leur expérience à Versailles soit ni plus ni moins que parfaite. Parviendra-t-il à contenter tout le monde sans se sentir dépassé ? Au passage, il espère en retirer quelque satisfaction personnelle, car fréquenter tant de beau monde à Versailles, c’est véritablement inhabituel !

Louise de Gondi

 

Filleule du roi Henri VI, elle prit l’habit de religieuse dès l’âge de quatre ans chez les sœurs dominicaines. Elle fut introduite au monastère de Saint-Louis-de-Poissy à l’âge de trente ans par son royal parrain. Ce monastère ayant la particularité d’avoir été fondé par Philippe Le Bel sur le berceau de Saint-Louis son aïeul, les rois ont le privilège d’y faire entrer les femmes de leur convenance. Elle y est depuis en tant que coadjutrice de la prieure, sa tante Jeanne de Gondi, et espère lui succéder dans un avenir prochain à la tête du monastère. 

Femme d’une vertu et d’une piété profondes, elle est avant tout considérée comme la conseillère spirituelle de sa famille… mais ne se prive pas de les conseiller également pour toutes les questions temporelles, faisant profiter son neveu Henri de son acuité politique. Elle a été réclamée par le Cardinal comme secrétaire ;  il a insisté pour la garder auprès de lui quand il a été annoncé que la cour suivrait le Roi à Versailles.

Philippe-Emmanuel de Gondi

Comte de Joigny et Général des Galères de France


Membre fort titré de la célèbre Maison de Gondi, iI est marquis de Belle-Île, baron de Montmirel, seigneur de Dampierre et de Villepreux en plus d’être comte de Joigny. Il succéda à son paternel en tant que Général des Galères de France en l’an 1598. Protecteur du père Tchavolo, il l'engagea comme précepteur des enfants Gondi 1613 et le nomma Aumônier des Galères de France en 1619. 

On le dit de belle prestance, adroit en tous les exercices du corps et de l’esprit, vaillant, instruit, aimable et liant, recherché par tout le monde pour sa plaisante compagnie. Henri IV eut toujours une bienveillance singulière à son endroit, ne dédaignant pas lui écrire de sa propre main à l’occasion. Lors des épousailles du roi Louis avec Anne, il fut fait chevalier d’honneur de celle-ci par la faveur de la reine douairière ; une position enviée par de nombreux jeunes courtisans, qui chuchotent qu’il n’a plus sa fringance d’antan… Il lui arrive également de chasser avec le Roi et ses estimables compagnons qui font partie de ses vieux amis.

Jean-François Paul de Gondi

 

Après la mort de son frère aîné qui avait été destiné à la prêtrise, Jean-François Paul fut entraîné dans la formation cléricale, quoiqu'il n'en ait ni le goût — il rêvait de se couvrir de gloire sur les champs de bataille — ni les dispositions — il se sentait bien incapable de respecter le voeu de chasteté ! Il ressentait à l’origine de la répugnance pour son état, son génie étant décidément pour les armes. De tempérament sanguin, il lui est souvent ardu de modérer ses ardeurs : il se battit plusieurs fois en duel, tout en sollicitant les plus hautes dignités de l’Église ! 

Influencé par son précepteur d’autrefois, le père Tchavolo, il développa toutefois quelques dons et se rendit populaire par l'éloquence de ses sermons, par sa générosité en matière d'aumônes de même que par ses amitiés avec « les Grands ». Il obtint le prestigieux titre de Premier Aumônier, accordé par le cardinal de Richelieu, suite aux manœuvres d’Henri de Gondi, son patriarche et cousin, dont il suit les consignes pour le bien de la Maison de Gondi.

Françoise-Jeanne de Gondi

Archevêque de Paris


Très pieuse dès sa prime jeunesse, elle entra dans les ordres contre la volonté de son père qui la destinait à un grand mariage. Devenue abbesse à Notre-Dame-de-la-Chaume en l’an de grâce 1616, elle était fort appréciée de ses nonnes pour sa bonté malgré sa sévérité. Lors de la création du poste d’archevêque de Paris en 1622, le roi surprit tout le monde en la choisissant pour inaugurer cette prestigieuse fonction. 

En effet, Françoise-Jeanne n’avait jamais fait montre de quelques velléités politiques, à l’inverse des membres de sa famille dont les pressions ne sont sûrement pas étrangères à son accession au siège épiscopal! Le pape confirma cette nomination, car elle avait de grands mérites et de grandes vertus. En accédant à ce titre, elle tendit la main aux instances religieuses protestantes et même aux petites gens pratiquant le catholicisme bohémien, en fondant le Concile oecuménique, un lieu d’échanges où l’emphase serait mise sur leurs ressemblances et non leurs différences.