Les Satellites de la Cour des Miracles

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Les gens du bas peuple sont souvent contraints à trouver des moyens ingénieux pour subvenir à leurs besoins. Quitte à jouer les estropiés afin de quémander l'argent des plus fortunés. À la fin de leur journée de labeur, ces mendiants retournent à la maison en quittant leur «personnage» d’infirme créé pour l’occasion. Le terme miracle a donc été accolé à ce groupe de gens qui guérissaient subitement de leurs maux une fois le soleil couché !

Mais à la cour des Miracles, ces faux mendiants ne sont pas seuls ! Ils traînent avec des escrocs de tout acabit, des Bohémiens devenus sédentaires, des filles de joie et leurs maquereaux, des brutes prêtes à accomplir toutes les basses besognes, des enfants des rue, des monte-en-l’air et mêmes des saltimbanques. Gravitant autour de Clopin, voici les Satellites de la Cour des Miracles, les figures les plus connues à l’heure actuelle chez les argotiers, qui ont gagné leur surnom par leurs actes.

Personnages :

Abuelita, dite la Voyante


Au sein de la Cour des miracles, cette rifodée fait figure de mère-grand de tous. Nul ne connaît son véritable nom, ni son âge... qui paraît toutefois vénérable ! Avant de se fixer en France, cette Gitane aurait longtemps vagabondé de par le monde. Ses périples ayant affecté ses vieux os, elle est donc bien contente de se fixer à Versailles pour un temps dans ce qu’elle espère être la tranquillité. 

Ses voyages n’ont cependant pas amoindri ses dons prophétiques : on dit qu’elle peut lire votre destin dans des cartes de tarot comme personne et que ses prédictions se réalisent toujours. Ce pourquoi le roi Clopin la fait mander quand il a une décision importante à prendre. Serez-vous assez audacieux pour aller la consulter pour vous-même ?

Esmeralda, dite la Danseuse


Cette jeune Gitane insouciante et pimpante est la fille adoptive de Clopin Trouillefou. Son nom signifie émeraude ; cela la caractérise bien car elle est le véritable joyau de la Cour des Miracles où elle est appréciée de tous en raison de son cœur pur et généreux, de son amabilité et de son œil pétillant.

Esmeralda est particulièrement déterminée et totalement sincère, ce qui peut lui attirer des ennuis. Jouant habilement de la tambourine et dansant à merveille, elle est une fière représentante du Cabaret des Artistes de Paris.

Djali, dite la Biquette


Compagne de longue date d’Esmeralda, c’est sur un marché aux bestiaux qu’elles se sont rencontrées, se sont adoptées et sont devenues dès lors d’inséparables amies. Depuis, elles sont comme cul et chemise, jamais l’une sans l’autre ! Djali accompagne Esmeralda dans ses prestations, portant le chapeau pour qu’il se remplisse de piécettes. 

Elle est très protectrice de sa si jolie camarade, toisant d’un œil suspicieux les hommes qui s’approchent d’elle, n’hésitant pas à les encorner ou à les mordre si elle les juge menaçants pour la vertu d’Esmeralda. Colorée, elle arbore fièrement un large anneau d’or à l’oreille à la mode gitane. Loyale, elle est néanmoins têtue... une vraie tête de bique quoi ! Mais vous pourrez probablement l’amadouer par une bonne carotte, légume dont elle raffole entre tous, et faire retentir son rire chevrotant par des chatouilles et autres cajoleries !

Jeanne Lambert, dite la Messagère


Comment Jeanne s’est-elle retrouvée à la Cour des Miracles ? Nul ne le sait vraiment. Tous les argotiers s’entendent cependant pour dire qu’elle fait partie du paysage depuis au moins dix ans. Elle a l’apparence d’une femme faite que les années commencent à rattraper. Jeanne se garde bien de dévoiler son passé... On ne lui connaît ni parents, ni descendance. Sa famille ? Elle vous dira que ce sont les argotiers !

Ayant acquis la confiance de Clopin de par sa polyvalence, elle exécute ici et là des besognes pour sa cour. Souvent messagère, tantôt sage-femme de fortune, mais toujours entièrement  dévouée à sa communauté. Idéaliste, femme de cœur et de principes, elle est de celles qui croient en la bonté et en l’amour, pour qui toutes les vies ont la même valeur, que ce soit celle d’un voleur ou celle d’un roi. Ne recherchant pas l’attention, elle demeure néanmoins une ardente défenderesse des démunis face à la tyrannie des puissants.

Patience Galois, dite l’Entremetteuse


Patience porte bien son nom… Ceux qui la connaissent bien vous le diront, elle attend son heure pour briller ! Elle a ses entrées partout, le pied dans toutes les portes et son réseau de contacts semble infini. Cela est sans doute dû à son bagou ! 

Pas timide pour deux liards et rudement sympathique, elle est douée pour lier des amitiés. Vous voulez trouver quelqu’un pour une besogne urgente ou encore nouer des relations utiles ? Aller voir Patience ! Elle n’a pas son pareil également pour mettre les gens en relation. 

C’est pourquoi elle a acquis à la Cour des Miracles le surnom de « l’Entremetteuse », sachant se rendre utile au roi Clopin et à tous ses compagnons d’infortune. Plusieurs argotiers lui doivent leur libération des geôles ; elle en a à son actif, des prodiges ! Elle est la petite sœur d’Alfred Galois

René Chirac, dit le Protégé de la Vierge


René fut d’abord connu comme un mendiant malchanceux à qui rien ne souriait. Chirac, cependant, malgré son triste sort, prêtait toujours main forte aux argotiers qui se trouvaient en péril ou dans le besoin, n’hésitant pas à partager son pain ou sa couverture avec plus malheureux que lui. 

Va-nu-pieds de grand renom, donc, il avait déjà la réputation d’être un coeur d’or et avait développé des liens d’amitié avec plusieurs argotiers lorsqu’un véritable miracle se produisit : la Vierge, très révérée par les Gitans, lui apparut par un soir sans lune et lui transmis un message pour le couple royal. Rapidement après cet épisode, il se présenta devant Clopin et Séverine pour tout leur raconter et ceux-ci, impressionnés, le récompensèrent en le dotant du titre de «Confesseur de l’Argot». 

«Mourir pour mon Roy et ma Reine», telle est sa devise depuis qu’ils lui ont fait cet honneur :  elle modèle entièrement son existence, car il leur est tout dévoué et il prêche la bonne parole lors de sermons hauts en couleurs devant leur cour.

Vassilissa, dite l’Herboriste


Nouveau visage à la Cour des Miracles, elle est arrivée tout récemment en France, ayant fait un long et périlleux voyage depuis les sombres forêts et les plaines gelées de l’est de la Volga. Depuis, Vassilissa vit du commerce de ses herbes, qu’elle vend aux argotiers, et sa réputation n’a fait qu’augmenter car elles n’ont pas leur pareil pour soigner les éclopés !

 Elle est devenue rapidement très proche du roi Clopin, probablement en lui confectionnant un remède contre la migraine… qui sait ? Elle est certes de bon conseil, mais tous la trouvent un peu étrange… on raconte même qu’elle serait assez folle pour s’adresser à une vieille poupée défraichie ! Les étrangers sont toujours enrobés d’un voile de mystère, aussi les rumeurs sur son compte vont-elles bon train : certains la croient dangereuse et liée au monde de l’occulte. Mais cela pourrait n’être que médisances !

Egidius Planchet


Ayant perdu son dernier patron, Planchet, serviteur de père en fils, cherche un nouvel emploi. Après avoir entendu que le roi se déplaçait avec sa cour dans le village de Versailles, il eut l’idée de s’y rendre également, pour y trouver un maître digne d’intérêt. Il quitta sa Picardie natale pour faire le voyage. 

Planchet est un valet rempli de qualités : astucieux, efficace, hardi et intelligent. Son seul défaut est sa gourmandise : les confiseries sont son péché mignon. De nature dévouée, c’est le serviteur idéal ! Les rumeurs disent qu’il a déjà été au service d’un mousquetaire… Il vous dirait que l’engager, c’est faire une bonne affaire !